Plus de 300 militaires américains sont arrivés en Colombie pour Southern Vanguard 2026, exercice bilatéral organisé du 27 octobre au 11 novembre. L'essentiel se déroule à la base de Tolemaida, à Nilo.
Le programme couvre lutte antidrogue, mines illégales, drones, cyberdéfense, interception maritime et opérations terrestres. Il traite les réseaux criminels comme des adversaires technologiques et logistiques, pas seulement comme trafiquants.
Un exercice d'évacuation aérienne déplacera un blessé simulé d'une zone minée près de Tolemaida vers l'école de cavalerie à Bogotá, testant avions, médecins, commandement et temps de réaction.
Le bataillon antidrogue colombien échangera aussi des tactiques avec une unité américaine d'infanterie légère de montagne. L'objectif annoncé est l'entraînement, non une mission de combat ou un commandement américain.
Le déploiement s'inscrit dans une activité américaine accrue en Amérique latine. Un contingent a déjà été formé au Panama, le Honduras doit suivre, et Washington promeut le Bouclier des Amériques.
L'exercice rouvre un débat constitutionnel. Le Congrès autorise le transit de troupes, mais le gouvernement affirme que la formation temporaire, non armée et sans commandement opérationnel n'exige pas ce vote.
Un avis du Conseil d'État de 2020 appuie cette distinction limitée, mais les critiques invoquent souveraineté et responsabilité. D'anciennes accusations d'abus près de Tolemaida exigent des règles claires.
Le succès dépassera la tactique. Bogotá doit montrer que la formation renforce les capacités colombiennes, reste sous autorité nationale et comporte des garanties juridiques transparentes.



