Chine

La Chine fixe des objectifs 2030 pour ses « petits géants » technologiques et l'emploi

Un plan quinquennal de dix agences centrales dirigera recherche, crédit bancaire, financement de marché et capitaux de long terme vers les petites entreprises spécialisées, avec des objectifs chiffrés pour 2030.

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La Chine a publié un plan quinquennal pour développer l'emploi et l'innovation grâce aux petites et moyennes entreprises, dont les sociétés spécialisées appelées « petits géants ». Dix agences centrales ont adopté ensemble ce programme, qui relie de plus en plus croissance privée et autonomie technologique.

Le plan demande aux autorités locales d'aider les petites entreprises des secteurs émergents à intégrer les grands programmes scientifiques et technologiques nationaux. Il mobilise aussi les fonds publics pour orienter davantage de capitaux vers les jeunes sociétés, où le manque de financement peut bloquer la commercialisation de la recherche.

La numérisation et l'adoption de l'intelligence artificielle forment un autre axe central. Le document présente les PME comme une force de vitalité et de résilience économiques, car elles réunissent création d'emplois, innovation et amélioration des conditions de vie des ménages.

Leur poids cumulé est déjà considérable : les PME produisent environ 60 % de l'activité économique chinoise, 70 % de l'innovation technologique, 80 % de l'emploi urbain et la moitié des recettes fiscales. Leur soutien relève donc à la fois de la stratégie industrielle et de l'emploi.

D'ici 2030, Pékin veut augmenter d'environ 15 % le revenu par salarié des PME, porter le nombre de « petits géants » à 22 000 et celui des pôles industriels nationaux à 600. Les dépenses annuelles de recherche des PME industrielles doivent aussi progresser de plus de 8 %.

Les secteurs prioritaires comprennent les énergies et matériaux nouveaux, la robotique, les technologies quantiques, les interfaces cerveau-ordinateur et l'intelligence artificielle incarnée. Ce choix concentre les aides sur les domaines capables de renforcer les chaînes nationales et de réduire l'exposition aux contraintes technologiques étrangères.

Le dispositif financier associe capital-risque soutenu par l'État, « capital patient », prêts bancaires supplémentaires et accès élargi aux marchés obligataires et boursiers. Une deuxième phase du fonds national de développement des PME doit également acheminer davantage de ressources vers les petites entreprises.

Face aux pressions sur la croissance et à la rivalité accrue avec les États-Unis, la stratégie cherche à élargir la base des entreprises spécialisées. Son succès dépendra de la capacité locale à transformer objectifs nationaux et financement dirigé en productivité, emplois et innovation durables.