Le Japon propose un soutien accru à l'ASEAN après avoir identifié trois forces qui détériorent rapidement la sécurité en Asie du Sud-Est. Shinjiro Koizumi a présenté cette analyse à Cebu devant les ministres de la Défense du bloc.
La première pression vient de catastrophes plus graves perturbant simultanément communications, soins et transports. Koizumi traite la réponse civile comme une question de sécurité nationale, car les défaillances en cascade peuvent paralyser les gouvernements avant toute crise militaire.
Le deuxième facteur est la propagation des conflits mondiaux aux chaînes d'approvisionnement et à l'énergie. Des guerres lointaines peuvent interrompre le transport, renchérir le carburant et limiter les biens essentiels, créant une pression directe sur les membres de l'ASEAN.
Le troisième est la transformation rapide de l'équilibre militaire, qui accroît le risque de collision et d'erreur de calcul. Pour Tokyo, catastrophes, perturbations économiques et rivalité militaire se chevauchent et s'amplifient.
Koizumi place unité, centralité et résilience de l'ASEAN au cœur de la réponse. Il les décrit comme des biens publics internationaux protégeant prospérité et liberté de choix des pays face aux décisions imposées par des puissances supérieures.
Le Japon soutiendra capacités nationales et efforts collectifs, de la réaction aux catastrophes à la sécurité maritime. Son objectif est d'élargir les options des membres afin qu'ils comprennent les menaces, décident seuls et agissent avec davantage de moyens.
Les réunions ont rassemblé les 11 membres et des partenaires comme États-Unis, Chine, Corée du Sud, Japon, Australie et Inde. L'absence du ministre chinois donne plus de portée à la promesse japonaise d'actualiser la coopération et de transformer les choix en capacités réelles.



