Le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, s'est rendu à Cebu pour le 13e ADMM-Plus des 28 et 29 octobre. Il dirige la délégation de New Delhi au principal forum régional de consultation collective et de coopération pratique en matière de défense.
Singh doit intervenir sur les questions de sécurité régionales et internationales. L'Inde présente sa participation comme un prolongement de sa politique Act East et affirme que paix, stabilité et croissance de l'Indo-Pacifique dépendent du rôle central de l'ASEAN.
La visite sert aussi à la diplomatie bilatérale. Singh prévoit des entretiens avec ses homologues afin d'examiner les coopérations existantes, les projets inachevés et de nouvelles possibilités en matière de formation, exercices, technologie et coordination stratégique.
L'ADMM est le plus haut mécanisme consultatif de défense de l'ASEAN. Son format élargi réunit le bloc et huit partenaires : Inde, États-Unis, Chine, Russie, Japon, Corée du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande, plaçant des concurrents dans une même institution.
L'ASEAN compte désormais 11 membres avec le Timor-Leste, aux côtés de Brunei, du Cambodge, de l'Indonésie, du Laos, de la Malaisie, du Myanmar, des Philippines, de Singapour, de la Thaïlande et du Vietnam. Les Philippines accueillent une réunion marquée par les tensions maritimes.
Pour l'Inde, la « centralité de l'ASEAN » est un principe et un outil. Elle permet d'approfondir les liens sans diviser la région en camps rigides, tout en travaillant avec des partenaires aux alignements et perceptions des menaces différents.
La valeur du déplacement dépendra des résultats bilatéraux et de la transformation des déclarations en coopération. L'agenda de Singh veut montrer que l'Inde peut soutenir une architecture inclusive tout en élargissant ses partenariats de sécurité dans l'Indo-Pacifique.



