Océanie

Le renforcement d'AUKUS à HMAS Stirling ravive la crainte d'une cible nucléaire

Une force tournante de sous-marins nucléaires américains et britanniques croîtra près de Perth dès 2027, relançant le débat sur permanence, armes et exposition stratégique.

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HMAS Stirling, près de Perth, accueillera dès 2027 au moins un sous-marin britannique et jusqu'à quatre bâtiments américains à propulsion nucléaire en rotation. La force occidentale doit opérer jusqu'en 2032 comme pilier d'AUKUS.

L'ancien officier et sénateur Rex Patrick avertit qu'un rôle accru après 2032 ferait de la base une cible prioritaire des forces nucléaires chinoises ou russes et pourrait entraîner davantage l'Australie dans un conflit sur Taïwan.

Les États-Unis voient Stirling comme une solution de rechange à Guam, plus éloignée de la zone d'armes autour de Taïwan. Un dock flottant pour les Virginia est prévu au début des années 2030, avec une activité de soutien naval.

La communauté américaine passerait d'environ 1 200 à 2 300 personnes d'ici 2030, militaires, civils, contractants et familles compris. Les critiques estiment que cette ampleur et les armes futures ressemblent à une base permanente malgré le terme de rotation.

L'agence australienne affirme que les installations resteront nationales et rejette l'idée de bases étrangères. Richard Marles défend une capacité souveraine, tandis que des opposants demandent une enquête sur la sûreté nucléaire, les traités et le risque pour Perth.