Le deuxième trimestre 2026 a placé le détroit d'Ormuz au centre de la stratégie énergétique régionale. Les espoirs d'apaisement se sont estompés avec la reprise des hostilités et de nouvelles contraintes sur le trafic maritime.
Les producteurs du Golfe ne sont pas exposés de la même manière. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent de routes d'exportation contournant le détroit, mais ces options atténuent le risque sans le supprimer. Pour le Qatar, le Koweït et d'autres, la géographie rend une solution complète beaucoup plus difficile.
Les pipelines ne suffisent pas à définir la résilience. Les attaques contre les infrastructures de contournement et la complexité du transport de produits raffinés ou de gaz naturel liquéfié font entrer stockage, portefeuilles étrangers et coordination avec les pays consommateurs dans la même discussion stratégique.
La crise complique aussi la gouvernance du marché pétrolier. Une grande partie de la capacité de l'OPEP+ dépend des flux du Golfe, et des producteurs comme l'Irak et le Koweït restent très exposés à l'accès par Ormuz alors que se poursuivent les débats sur quotas et investissements.
Le retour de l'Iran sur les marchés ouverts du pétrole reste incertain car sanctions, canaux d'exportation et commerce opaque sont imbriqués. Dans le même temps, les stocks des pays consommateurs, surtout des grandes économies importatrices, apparaissent comme une couverture contre la volatilité susceptible de remodeler les relations producteurs-consommateurs.



