Inde

L'Inde veut lever les obstacles fiscaux pour les fonds offshore gérés sur son territoire

Une réforme fiscale de 2026 supprimerait les critères de nombre d'investisseurs, de concentration et d'encours minimum pour les fonds offshore éligibles, harmoniserait leur traitement et élargirait la stratégie d'attraction des capitaux étrangers.

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Le gouvernement indien propose d'assouplir largement les conditions fiscales imposées aux fonds d'investissement éligibles gérés depuis le pays afin de rendre la gestion locale plus compétitive pour les capitaux mondiaux. Les changements figurent dans le projet de loi de 2026 sur la fiscalité et d'autres textes, distribué aux parlementaires avant son dépôt attendu à la Lok Sabha.

Les fonds offshore demandant une exonération sur leurs revenus mondiaux n'auraient plus besoin d'au moins 25 investisseurs et ne seraient plus soumis au plafond actuel de 10 % par participant. Le projet supprimerait aussi l'interdiction d'investir plus de 25 % de l'encours dans une seule entité.

D'autres conditions disparaîtraient également. Les fonds éligibles pourraient investir dans des entités associées et n'auraient plus à conserver un encours mensuel moyen d'un milliard de roupies. Ces révisions réduisent les barrières de structure et de taille pour les gestionnaires envisageant une implantation en Inde.

Le texte supprime aussi les critères d'exonération distincts pour les fonds opérant depuis le Centre international de services financiers. Un régime commun s'appliquerait donc aux fonds offshore gérés en Inde, que leurs activités soient situées à l'intérieur ou à l'extérieur de l'IFSC.

La ministre des Finances Nirmala Sitharaman devrait présenter la mesure. Le projet remplacerait une ordonnance du 5 juin exonérant les investisseurs étrangers de portefeuille sur les intérêts et plus-values tirés des titres publics, intervention destinée à attirer des capitaux et à réduire la pression sur la roupie pendant la crise en Asie occidentale.

La proposition fiscale prolonge d'autres mesures prises le 5 juin. Le gouvernement a étendu la voie d'accès intégral aux nouvelles émissions de dette publique, tandis que la Banque de réserve de l'Inde a autorisé jusqu'au 30 septembre un mécanisme de swap pour les dépôts FCNR(B) de trois à cinq ans. Les entreprises publiques ont aussi obtenu un dispositif préférentiel pour leurs emprunts commerciaux extérieurs.

Ces mesures avaient produit 40,81 milliards de dollars d'entrées nettes au 31 juillet. Les réserves de change de l'Inde ont augmenté de 6,118 milliards pour atteindre 682,354 milliards de dollars durant la semaine terminée le 24 juillet, premier indicateur d'une meilleure disponibilité de devises après la réponse publique.

Des fiscalistes présentent le projet comme le passage d'un soutien d'urgence à un cadre de compétitivité durable. En combinant des règles plus simples pour les fonds avec des incitations concernant la dette publique, l'électronique, les centres de données et le diamant, le dispositif vise la sécurité fiscale, la résilience des chaînes d'approvisionnement et davantage d'activité financière mondiale en Inde.