Moyen-Orient

Trump accorde peu de temps aux discussions avec l'Iran et maintient l'option militaire

Le président américain a décrit les négociations comme approfondies et productives tout en menaçant d'une action forte en cas d'échec, alors qu'une pause des frappes modifiait les prix du pétrole et l'activité militaire régionale.

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Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington menait des discussions approfondies avec l'Iran, tout en prévenant qu'il était prêt à ordonner une action militaire forte en cas d'échec diplomatique. Il a donné au processus un horizon resserré, affirmant qu'il devait progresser rapidement ou ne pas aboutir.

Trump a ensuite qualifié les échanges de bons et estimé qu'un accord avait une chance significative de voir le jour. À bord d'Air Force One en route vers le Michigan, il a évoqué un calendrier plus ouvert en disant disposer de suffisamment de temps pour traiter avec l'Iran, sans retirer sa menace de recours à la force.

Ce double message a associé engagement diplomatique et pression coercitive. Téhéran se retrouve sommé d'avancer rapidement sans délai rendu public, tandis que Washington conserve la possibilité de reprendre les opérations militaires.

Trump a également déclaré qu'il interrogerait le président russe Vladimir Poutine sur la fourniture d'images satellitaires à l'Iran. La question a introduit l'éventuel soutien technique de Moscou dans la confrontation américano-iranienne au moment où Washington évaluait les conditions de poursuite des négociations.

Ces échanges ont suivi l'arrêt d'une campagne américaine de bombardements qui avait duré deux semaines. Treize nuits successives d'attaques croissantes avaient conduit Téhéran à viser des bases américaines avant que Trump ne suspende l'opération pendant le week-end, après que les responsables militaires eurent estimé la campagne arrivée à son terme.

L'Iran a annoncé qu'il suspendrait ses propres attaques tant que la pause américaine resterait en vigueur. Téhéran a aussi affirmé contrôler toujours le détroit d'Ormuz et ne pas chercher à reprendre des négociations de paix, laissant apparaître un écart entre le récit de Trump et la position publique iranienne.

La pause a immédiatement affecté les marchés de l'énergie. Le Brent avait brièvement dépassé 100 dollars le baril pour la première fois depuis mai, avant de chuter de plus de 8 % à un peu moins de 89 dollars face à l'espoir d'une reprise des approvisionnements mondiaux perturbés.

Des incidents militaires se sont néanmoins poursuivis dans la région. La Jordanie a annoncé avoir abattu deux drones, tandis que des responsables irakiens ont signalé des frappes de drones contre une base d'opposants kurdes iraniens dans le nord de l'Irak, sans victimes. Ces épisodes montrent la fragilité de la pause alors que Washington recherche une issue diplomatique rapide.