Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé mercredi que Rome accueillera une réunion de haut niveau de l'Alliance mondiale pour la solution à deux États les 28 et 29 juillet, coprésidée avec le ministre des Affaires étrangères d'Arabie saoudite. Le sommet vise à donner un nouvel élan à la déclaration de New York sur la paix au Moyen-Orient signée l'année dernière.[reference:27][reference:28]
Tajani a fait cette annonce lors d'une audition conjointe des commissions des affaires étrangères et de la défense du Sénat et de la Chambre des députés italiens, où il a informé les parlementaires des résultats du sommet de l'OTAN à Ankara.[reference:29] Le vice-premier ministre italien a déclaré que la réunion de Rome comprendrait une forte composante dédiée au dialogue interreligieux, "un thème auquel nous sommes très sensibles, crucial pour renforcer les perspectives de paix".[reference:30]
L'Alliance mondiale pour la solution à deux États a été créée à la suite de la déclaration de New York, qui a réuni des acteurs internationaux engagés à faire progresser une solution négociée au conflit israélo-palestinien. L'Arabie saoudite est devenue un partenaire diplomatique clé dans cet effort, Riyad jouant un rôle de plus en plus important dans les initiatives de paix régionales.[reference:31][reference:32]
La réunion de Rome devrait se concentrer sur la revitalisation de l'élan diplomatique, qui a rencontré de nombreux obstacles en raison de la violence persistante et de la fragmentation politique dans la région. L'inclusion du dialogue interreligieux comme thème central reflète une reconnaissance croissante du fait que l'engagement fondé sur la foi est essentiel pour construire une paix durable.[reference:33]
Tajani a également annoncé qu'un nouveau cycle de pourparlers sur le Liban se tiendra à Rome le 4 août, à la suite d'une réunion organisée la semaine dernière dans la capitale italienne sur la mise en œuvre de l'accord entre Israël et le gouvernement libanais.[reference:34] Ces initiatives diplomatiques successives soulignent l'ambition de l'Italie de se positionner comme médiateur dans les affaires du Moyen-Orient.
Le sommet des 28 et 29 juillet intervient à un moment critique, alors que les efforts internationaux pour résoudre le conflit sont confrontés à une urgence renouvelée. La participation de l'Arabie saoudite, une puissance régionale majeure exerçant une influence significative sur les positions diplomatiques palestiniennes et arabes, signale une poussée coordonnée pour briser l'impasse de longue date.[reference:35] Les observateurs suivront de près si la réunion de Rome peut traduire les déclarations diplomatiques en mesures concrètes vers une paix durable.



