La Chine a adopté un ensemble coordonné de mesures commerciales, de contrôles à l'exportation et de certification en réponse aux restrictions récentes de la Commission fédérale des communications et du département américain de la Sécurité intérieure. Le ministère du Commerce a présenté cette action comme une défense des droits et intérêts nationaux face à des décisions touchant des entreprises technologiques, des équipements et des dispositifs de conformité.
Le dispositif réunit quatre instruments : une enquête de sécurité nationale sur des équipements de bureau importés, un examen plus strict des exportations vers les États-Unis de biens à double usage liés aux drones, des restrictions contre sept entités américaines et la suspension du pouvoir d'organismes de certification américains de réaliser des inspections de suivi dans les usines sous le régime chinois de certification obligatoire.
L'enquête sur les équipements de bureau est la première procédure chinoise de sécurité nationale dans le domaine du commerce extérieur. Elle vise des produits importés d'impression et de copie utilisant des pilotes et des logiciels intégrés développés, testés ou entretenus à l'étranger. Les enquêteurs examineront les volumes importés, la dépendance technologique, la demande intérieure, les capacités de l'industrie locale et les effets des politiques de gouvernements étrangers sur les intérêts de sécurité.
Les exportations vers les États-Unis de drones, de composants essentiels et de technologies connexes déjà inscrits sur la liste chinoise des biens à double usage feront désormais l'objet d'un contrôle rigoureux au cas par cas. Ces opérations ne bénéficieront pas de procédures de licence facilitées, ajoutant un niveau de surveillance à un secteur devenu central dans le différend technologique plus large.
Compliance Testing LLC a été placée sur la liste chinoise de contre-mesures pour son concours aux actions de la FCC. Six autres organisations ont été restreintes pour leur soutien aux sanctions américaines liées au Xinjiang : Applied DNA Sciences, Stratum Reservoir, Altana Technologies, Responsible Business Alliance, Verite Group et Human Rights in China. Les organisations et particuliers en Chine ne peuvent effectuer de transactions ni coopérer avec ces sept entités.
L'Administration nationale chinoise de certification et d'accréditation a aussi suspendu immédiatement l'autorisation donnée aux organismes établis aux États-Unis de mener des inspections de suivi dans les usines pour les produits certifiés selon le régime obligatoire chinois. Le système CCC appartient au dispositif d'accès au marché et couvre 106 types de produits répartis dans 17 catégories touchant le commerce et les biens de consommation.
Pékin a relié sa réponse à une succession de restrictions de la FCC visant les opérations de télécommunications, les laboratoires d'essai, les drones, les routeurs grand public, les câbles sous-marins, les appareils robotiques avancés et les onduleurs électriques. Il a aussi cité l'ajout par la Sécurité intérieure de plus de 40 entités chinoises à la liste de la loi sur la prévention du travail forcé ouïghour le 31 juillet, au lendemain d'un appel vidéo entre les responsables économiques et commerciaux des deux pays.
Le ministère du Commerce a qualifié les contre-mesures de modérées et affirmé que la Chine voulait préserver la stabilité récemment obtenue dans les relations économiques et commerciales bilatérales. Il a exigé le retrait des mesures contestées et un retour aux consultations, tout en avertissant que de nouvelles restrictions américaines entraîneraient d'autres réponses. La séquence montre comment certification, inspection et licences deviennent des outils opérationnels dans la compétition technologique stratégique.



