Le ministère indien des Finances a demandé des réponses plus rapides et une mise en œuvre constante pour attirer les investissements nationaux et étrangers dans une économie mondiale plus incertaine. Sa revue mensuelle estime que l'Inde doit repenser sa réaction aux défis extérieurs pour gagner en autonomie stratégique.
Le ministère juge la dynamique de croissance résistante grâce à la demande intérieure, aux moteurs structurels et au soutien public. Il avertit toutefois que l'environnement extérieur se complique et que cette résistance ne remplace pas de nouvelles réformes ni leur exécution.
La remontée des cours mondiaux du pétrole est identifiée comme une pression directe. Si elle se prolonge, l'énergie plus chère pourrait creuser les déficits budgétaire et courant, accélérer l'inflation et affaiblir la croissance, notamment tant que le conflit en Asie occidentale persiste.
Le rapport relie aussi la résilience de long terme aux mutations de l'intelligence artificielle et à l'utilisation croissante des chaînes d'approvisionnement comme instrument de pression géopolitique. Ces tendances montrent le chemin restant pour assurer l'autonomie technologique et productive.
Les comptes extérieurs sont présentés comme une force relative. Les exportations, l'excédent des services et les envois de fonds soutiennent le compte courant, tandis que de récentes mesures devraient stimuler les capitaux et que les réserves de change offrent une protection supplémentaire.
Le ministère souligne que la conception des politiques doit s'accompagner d'une application concrète. Une administration plus rapide, une gestion macroéconomique prudente et des réformes internes continues sont jugées nécessaires pour rassurer les investisseurs en période de volatilité.
Le climat constitue un autre risque. Un possible passage à El Niño pourrait réduire la production agricole, accroître l'inflation alimentaire et affaiblir la demande rurale, ajoutant une pression aux équilibres déjà exposés au pétrole et aux perturbations géopolitiques.



