Afrique

Le parti d'Abiy Ahmed obtient une nouvelle large majorité en Éthiopie

Le Parti de la prospérité éthiopien a remporté 438 sièges parlementaires, offrant au Premier ministre Abiy Ahmed une nouvelle majorité écrasante malgré l'absence de vote au Tigré et dans certaines zones de l'Amhara.

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Le Parti de la prospérité, au pouvoir en Éthiopie, a obtenu une nouvelle majorité parlementaire écrasante lors des élections organisées ce mois-ci, renforçant le contrôle du Premier ministre Abiy Ahmed sur la politique nationale.

Les résultats publiés par la commission électorale nationale montrent que le parti a remporté 438 sièges, soit environ 90 % de ceux dont les résultats ont été annoncés. Il fallait 274 sièges pour obtenir la majorité à la Chambre basse.

Les 547 sièges de la Chambre n'étaient pas tous en jeu, car aucun vote n'a eu lieu dans la région septentrionale du Tigré ni dans certaines circonscriptions de l'Amhara. Plus de 50 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.

Le résultat reproduit largement celui des élections de 2021, lorsque le Parti de la prospérité avait remporté une proportion similaire des sièges disponibles. Abiy a créé le parti en 2019, un an après son arrivée au pouvoir à la suite de manifestations massives contre l'ancienne coalition gouvernementale.

Les candidats du Parti de la prospérité ont fait campagne sur l'amélioration de la sécurité alimentaire et une croissance économique rapide. Les projections du gouvernement indiquent que l'économie éthiopienne pourrait progresser de plus de 10 % en 2026.

Le scrutin s'est déroulé dans un contexte de violences armées persistantes. Les combats entre les forces gouvernementales et l'Armée de libération oromo ont fait des centaines de morts en Oromia, tandis que la milice Fano contrôle des zones rurales de l'Amhara depuis 2023.

Le Tigré est resté en dehors du vote en raison des conditions consécutives à deux années de guerre civile et de nouvelles tensions politiques. Les partis d'opposition accusent également le gouvernement fédéral de restreindre leurs activités par des arrestations et des obstacles juridiques, accusations rejetées par les autorités.